7 lieux hantés à Paris : des visites qui donnent le frisson !

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paris hanté




Paris, vous l’avez visité des milliers de fois, et vous la connaissez sous toutes ses coutures. Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que derrière les belles photos de carte postale se cachent en fait de sombres histoires et légendes urbaines. On a décidé de partager avec vous nos adresses les plus glauques, histoire que vous fassiez des cauchemars !

Découvrez également nos articles sur L’anti-guide des musées de Paris pour continuer sur votre lancée, Les Meilleurs Bars à Paris, histoire de reprendre votre sang froid, des Bons Plans pour Sortir à Paris, s’il vous reste un peu de temps lors de votre virée parisienne, ainsi que Les Meilleurs Marchés de la capitale.

 

1. Le Barbier sanglant

rue chanoinesse barbier sanglant

Rue Chanoinesse, 1387 : l’adresse où le gratin parisien, noblesse et clergé, se procure les meilleurs pâtés du tout Paris. A côté, les chanoines, qui logent des étudiants venus de loin pour étudier à la célèbre Sorbonne, et entre les deux, un barbier.

Si Sweeney Todd est aujourd’hui le barbier le plus connu au monde, celui de la rue Chanoinesse aurait pu lui voler la vedette : barbier attitré des étudiants qui habitent juste à côté, ils les égorgent puis vend leur corps au pâtissier voisin qui lui, les stocke dans sa cave pour en faire de petits pâtés.

Adresse : 18-20, rue Chanoinesse (tout près de Notre-Dame), 4e arrondissement

Métro : Cité (ligne 4)

Conseil : Allez faire un tour du côté du poste de Police, dont le garage repose sur ladite cave, ils auront une petite surprise pour vous.

2. La Légende de Biscornet

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Biscornet, jeune forgeron au 14e siècle, accepte la lourde tâche de façonner les serrures des portes latérales de la Cathédrale Notre-Dame avant son ouverture. Mais voilà, sa forge est petite et le travail écrasant : les portes ne seront pas prêtent pour l’inauguration. Pourtant, le jour J, les ferronneries, immenses, imposantes et d’une beauté surréalistes, sont bel et bien là. L’admiration est donc au rendez-vous, mais l’étonnement prend le dessus : Biscornet a disparu et l’ouvrage est si fin que personne, même les meilleurs forgerons, ne reconnaît la technique utilisée. Alors les interrogations fusent : Biscornet a-t-il conçu les ferronneries avec du fer fondu coulé ou de la fonte de fer, du métal façonné à la main comme de la glaise puis durci par des procédés inconnus ou du fer forgé au marteau réuni par un nombre infini de soudures, toutefois invisibles ? Pour finir, le jour de l’inauguration, les portes refusent de s’ouvrir. C’est à coup d’exorcisme et d’eau bénite qu’on arrive enfin à ouvrir les portes. L’évidence saute aux yeux : Biscornet a signé un pacte de son sang avec le diable et lui a offert son âme pour réaliser son chef-d’œuvre.

Adresse : 6 Parvis Notre Dame – Place Jean-Paul II, 4e arrondissement

Métro : Cité (ligne 4)

Bon à savoir : seule la porte latérale de gauche qui donne sur le parvis conserve les ferronneries d’origine.

 

3. La Légende de Saint Denis

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Denis, au 3e siècle après JC, le premier évêque de Paris, est repéré par un gouverneur romain, qui prononce bien vite sa décapitation en raison de sa religion. Denis est exécuté à Montmartre et contre toute attente, une fois décapité, se met en marche en direction du nord pendant 6km, traversant la forêt, sa tête sous le bras. Au bout de son périple, Denis offre sa tête à une jeune femme pieuse, et s’écroule. Denis est ensevelit à l’endroit où il s’écroule, est sanctifié et on érige une basilique en son honneur à l’emplacement de son tombeau. La Basilique Saint-Denis voit donc le jour, dans la ville qui porte, elle aussi, son nom.

Adresses : pour le lieu d’exécution, Eglise Saint-Pierre de Montmartre (juste à côté du Sacré-Cœur), 18e arrondissement

Métro : Funiculaire – Gare haute

Basilique Saint-Denis, 1 rue de la Légion d’Honneur, 93200 Saint-Denis

Métro : Basilique Saint-Denis (ligne 13, Tram 1)

Bon à savoir : On sait que la ville de Saint-Denis, ça ne fait pas rêver, surtout par sa réputation, mais la Basilique est située en centre-ville, et on vous promet, en plus d’être très calme, l’endroit et le parc attenant sont des plus bucoliques, surtout sous un beau soleil d’été !

Conseils : Dans votre lancée, passez par le Sacré-Cœur et profitez de la vue sur Paris et surtout, faites la visite de la Basilique Saint-Denis, on vous en supplie : d’une beauté enivrante, elle recueille les dépouilles de tous les rois de France et les visites guidées y sont gratuites !

 

4. Le Gitan de la rue de Bièvre

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1 bis, rue de Bièvre, au « Père Hubert ». Valentin, vigneron de Saône-et-Loire, abandonne ses vignes pour reprendre ce bistrot dont il a hérité et débarque avec ses valises et sa femme. Le temps passe et voilà un jour qu’il trouve Paulette, sa femme, attablée avec un gitan en vadrouille, qui lui tire les cartes. Un brin jaloux, Valentin expulse l’homme de passage, à l’aide de son chien, qui montre les crocs. L’étranger part donc en marmonnant quelques mots et pointe du doigt l’animal. Quelques jours plus tard, l’animal meurt des suites d’une pelade. Valentin, convaincu que le gitan lui a jeté un sort et qu’il l’a tué, le menace d’un couteau lorsqu’il reparait. Même scène : l’homme prononce quelques paroles incompréhensibles, tend ses mains vers le tenancier, qui meurt après d’horribles souffrances de la même maladie que son chien. Paulette s’en ira plus tard au bras du gitan.

1943, le bâtiment, à l’abandon, menace de s’écrouler. Les Allemands décident de le faire raser et envoient deux vagues d’ouvriers qui, eux aussi, sont pris d’une violente pelade. La maison détruite depuis 70 ans a aujourd’hui laissé place à des herbes folles : personne, malgré les nombreuses tentatives de mise en vente, n’a osé racheter ce qui est désormais un terrain vague dans l’un des quartiers les plus chers et les plus prisés de Paris.

Adresse : 1 bis rue de Bièvre, 5e arrondissement

Métro : Maubert-Mutualité (ligne 10)

 

5. Le Diable Vauvert

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Un jour de printemps où le soleil brille aux Jardins du Luxembourg, le lieu et le moment idéal pour une petite balade. Un jour sombre du 11e siècle, un des lieux les plus terrifiants de Paris : après la mort du roi Robert le Pieux, son palais, construit à l’actuel emplacement des Jardins et à l’époque connus sous le nom de Vauvert (Val Vert), est laissé à l’abandon. Brigands et mendiants viennent s’y réfugier et de là viennent cris et gémissements, qui sont bien vite interprétés comme ceux du Diable.

Adresse : Jardins du Luxembourg, 6e arrondissement

RER : Luxembourg (RER B)

 

6. La légende des Rois maudits

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Philippe le Bel, le premier roi maudit, le seul et l’unique responsable de la disparition de sa dynastie. Et pour cause : cherchant désespérément à renflouer les caisses de son Etat, il décide de dépouiller le très apprécié et célèbre Ordre du Temple, qui multiplie les bonnes actions et qui détient surtout de grandes richesses. Pour ce faire, le roi ordonne l’arrestation de tous les Chevaliers et les condamne au bûcher : le 18 mars 1314, sur l’Île de la Cité sont condamnés les Templiers. Soudain, d’entre les flammes s’échappe la voix de Jacques de Molay, le grand maître de l’Ordre, qui maudit le roi et sa descendance.

Philippe le Bel meurt quelques mois plus tard d’une attaque cérébrale alors qu’il n’a que 46 ans. Ses 3 fils, qui devaient assurer sa succession, meurent tous précocement sans laisser d’héritier, mettant fin à la dynastie des Capétiens.

Adresse : Île de la Cité, 4e arrondissement

Allez à la pointe du Square du Vert-Galant (le bûcher a été organisé sur une motte boueuse qui n’existe plus maintenant, au large de la Seine, à quelques dizaines de mètre de la berge)

Métro : Pont Neuf (ligne 7)

Conseil : Un soir de printemps ou d’été, apportez un bout de saucisson, du fromage et du vin rouge et faites un pique-nique bien franchouillard entre amis. Vous ne serez pas seul, mais c’est l’occasion de rencontrer des Parisiens super sympas (oui, ça existe !) et de faire un brin de causette. Et puis c’est ZE expérience parisienne bobo par excellence !

Bon à savoir : Si vous connaissez déjà les Rois maudits, c’est certainement par le biais de la série télévisée, adaptée de l’œuvre de Maurice Druon, toutes deux éponymes, alors c’est le moment de réviser vos classiques !

 

7. Le Fantôme de l’Opéra

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Fin 19e siècle, Opéra Garnier. Un immense lustre s’effondre sur la scène lors d’une représentation. Quelques temps plus tard, un machiniste est retrouvé pendu et un certain « Fantôme de l’Opéra », qui exige l’usage exclusif de la loge n°5, réclame la somme de 20 000 francs par mois aux directeurs de l’endroit. Christine Daaé, chanteuse de Garnier, aurait rencontré ce fameux fantôme dans les sous-sols, où se trouve un plan d’eau découvert lors de la construction du Palais. On raconte d’ailleurs que les machinistes, aujourd’hui encore, y nourrissent des poissons, dont le locataire de la loge n°5 se nourrirait.

Adresse : Opéra Garnier, 8 rue Scribe, 9e arrondissement

Métro : Opéra (lignes 3, 7 et 8), Chaussin d’Antin – La Fayette (lignes 7 et 9)

Conseil : Si vous êtes amateur de littérature, lisez le roman Le Fantôme de l’Opéra de Gaston Leroux et allez voir la comédie musicale The Phantom of the Opera quand vous êtes de passage à Londres, dont les représentations quotidiennes depuis 1986 au classieux Her Majesty’s Theatre vous feront trembler. Sinon, il vous reste toujours l’adaptation cinématographique !

Merci à Chris Waits, Clem, Lloyd Morgan, Oh Paris, SpaceJulien, David Baron, Franscisco Gonzalez et Alexpenev pour les photos !

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