La maison hantée de la rue de Malines à Calais a livré son secret

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Evelyne, la médium, est venue faire écouter ses enregistrements. (sur la photo)

Ils en ont eu du courage Yoann et Frédéric Tissandier, les locataires de la maison hantée… Cibles de toutes les railleries après avoir raconté le calvaire qu’ils vivaient dans cette maison, ils ont fait la connaissance d’une médium acceptant de leur venir en aide et qui a, finalement, détecté l’origine du “mystère”.

Des objets qui, subitement, bougent de place, une porte qui s’ouvre, se referme en l’absence du moindre courant d’air, un miroir qui explose, des lumières qui s’allument, s’éteignent sans aucune raison rationnelle parmi d’autres phénomènes tout aussi étranges, tel était devenu le quotidien où plutôt l’enfer vécu par un couple de jeunes Calaisiens. Ils se demandent s’ils ne sont pas la cible d’une malédiction destinée à les éloigner de leur logement. Et comment expliquer ce genre de manifestations à tout un chacun au risque, comme le dit Yoann « qu’on nous prenne pour des fous, des illuminés. »

Finalement, après quelques rencontres infructueuses, ils se sont résolus à se confier à un journaliste de Nord Littoral, avec l’espoir de trouver “La” personne susceptible de leur apporter, non seulement le réconfort, mais surtout la réponse la plus fiable possible au désespoir qui s’est emparé d’eux. Ils prennent soin de ne pas tomber sur ce que l’on a coutume d’appeler un “charlatan” dans ce milieu où d’aucuns, parfois, profitent de la fragilité des gens.

Evelyne, une médium demeurant à Coquelles, a déjà, il y a quelques années, fait l’objet d’un reportage dans nos colonnes. Le contact fut aussitôt établi et il va bientôt, à force de persévérance, donner d’étonnants résultats. « Nous avons immédiatement vu à qui nous avions affaire. Cette personne était en adéquation avec notre ressenti. Aucune exigence de sa part, notamment financière, mais une volonté d’arriver à quelque chose, animée par une réelle passion.» racontent Yoann et Frédéric.

« Soudain, un bruit mécanique, assourdissant, envahit la pièce… »

« Dès la porte d’entrée de l’appartement franchie, j’ai senti une odeur nauséabonde » remarque Evelyne, qui ne veut pas brusquer les choses. Il est environ 20h. Elle veut prendre du temps pour s’imprégner des lieux et des “entités” dont elle ressent la présence. « Il y a du monde ici, de la peur. Il s’est passé un événement dramatique » glisse-t-elle avant de poser son dictaphone et de commencer à parler à voix haute, d’un ton volontiers provocateur, et d’interpeller les présumées entités : « Prouvez-moi que vous avez envie de me parler. Je ne quitterai pas ces lieux avant. Si vous voulez avoir la paix, il faut parler. » Les heures s’écoulent et soudain, dans le grésillement de l’appareil, des mots sont entendus : « Irène…13 nœuds… le feu !, le feu a touché la porte ! » Puis le ton employé se fait plus calme. La porte de la chambre s’ouvre et soudain, un bruit mécanique, assourdissant, envahit la pièce tandis que les lumières s’allument et s’éteignent. Le lendemain, dans la cave, d’autres mots sont perceptibles : « J’ai mal, j’ai peur ! » et une date : 1915.

En plein nuit, un zeppelin dans le ciel de Calais

« Quelle est la signification de ces mots et quels liens entre eux ? C’est comme si nous revivions une scène. J’ai ressenti que des gens voulaient s’abriter. » remarque Evelyne. A partir de ces informations, Yoann se rend à la Médiathèque pour explorer les archives afin de savoir ce qui a pu se passer en 1915 à Calais et là, il découvre que le quartier des Fontinettes où il habite a été l’objet d’un bombardement aérien, que des bombes incendiaires ont été lancées d’un zeppelin, dirigeable utilisé par les Allemands. C’était le 22 février 1915. Il fera 5 victimes dans une habitation de la rue Dognin, un bébé de 6 mois ayant été miraculeusement extrait des décombres. La frappe s’est produite à 4h25 du matin. « C’est précisément à cette heure que je suis brutalement réveillé chaque nuit » sursaute Yoann. Tout semble correspondre, y compris le bruit perçu dans l’appareil enregistreur, celui que l’on peut apparenter aux moteurs d’un dirigeable qui avait ralenti sa vitesse à 13 nœuds pour mieux viser ses objectifs.

Au bout de plusieurs nuits d’écoute et de mots qui reviennent inlassablement, Evelyne en conclut que les phénomènes survenus chez Yohann et Frédéric proviennent d’une famille proche du lieu où s’est déroulé le drame, profondément traumatisée par ce qui s’est joué en pleine nuit et qui appelait des voisins à essayer de les rejoindre dans leur propre cave pour y trouver refuge. C’est ainsi que l’on peut entendre dans les enregistrements plusieurs prénoms dont « François, encore Irène, Jean… Je pense que cette famille, épargnée par les projectiles mais terriblement affectée cherchait, à travers l’expression de ces phénomènes, à attirer l’attention sur elle pour aspirer enfin à la paix. » suppose t-elle.

Le calme est revenu. « On n’avait plus le goût à rien. Maintenant on se sent bien. » confie Frédéric. « Depuis notre appel via la presse, on avait lu tout et n’importe quoi sans compter des insultes à caractère homophobe sur les réseaux sociaux, ce qui a été très dur à vivre. ajoute Yoann. On ne pensait pas que des personnes habitant dans cette ville que nous aimons en arriveraient à de tels outrages. Nous ne remercierons jamais assez Evelyne pour son aide. Elle ne nous a pas lâchés. Chaque jour nous avions un message pour savoir si tout allait bien. Moi qui étais à l’origine très cartésien,ce qui s’est produit ici a bousculé mes convictions. Mais libre à chacun de se faire son opinion, de croire ou de ne pas croire.” Dans leur intérieur désormais apaisé, Yoann et Frédéric ont retrouvé une vie normale. Déménager n’est plus à l’ordre du jour. Une nouvelle vie commence.

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