La Réincarnation en Egypte ancienne à la Lumière de la Doctrine Secrète

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Alors que la
réincarnation est
une doctrine
communément
admise en Orient,
elle fut bannie en
Occident au VIe
siècle par l’Église
chrétienne. De nos
jours elle suscite de
nombreux débats,
tant auprès des
scientifiques qui
cherchent des
preuves concrètes
de son existence
qu’auprès des
philosophes et
chercheurs spirituels
qui voient en elle un
avenir, un passage
d’un monde à un
autre, un terrain
d’évolution, pour
l’âme. Avons-nous
plusieurs vies ?




Y a-t-il une vie après la mort ? Que devient l’âme des  défunts ? Tout Égyptien, selon les témoignages de
l’époque, croit à la réincarnation, à la possibilité pour
l’âme de s’incarner dans un nouveau corps ou de
continuer son parcours dans le Ciel.

Les Égyptiens croient en la
réincarnation. L’historien
grec Hérodote (484-420 av.
J.-C.) mentionne ce fait  : « Les
Égyptiens sont les premiers à avoir
exposé la doctrine de l’immortalité
de l’âme et le fait qu’au moment
de la mort du corps matériel, l’âme
s’incarne dans un nouveau corps
qui est prêt à naître ; ils affirment
que lorsque l’âme a terminé tout le
cycle des incarnations des animaux
de la mer, de la terre et de l’air, elle
parvient finalement à entrer dans
un corps humain, né ou préparé
pour la recevoir… »
La Doctrine Secrète , écrite par
Héléna Petrovna Blavatsky tente
d’expliquer ce processus par la
constitution de l’homme dont certains
principes immortels, au
contact avec les différents plans de
l’univers, créent l’impact nécessaire
à la renaissance.

Renaître et se transformer

En Égypte, la résurrection est symbolisée
par la grenouille, la déesse
Hekhet, qui vit dans l’air et dans
l’eau . Elle symbolise la capacité
de l’âme à renaître grâce à ses propres
actions dans des niveaux supérieurs
de l’existence.
Pour H.P. Blavatsky, la réincarnation,
« doctrine de la renaissance »,
est représentée par le scarabée,
Kheper, qui signifie « devenir, se
faire former ou construire à nouveau
 » . Le scarabée est celui qui
a la faculté de revêtir toutes les formes
que le mort désire, c’est-à-dire
le plus souvent, revenir sur terre, se
réincarner. Le cœur-conscience est
toujours en relation avec Kheper
car c’est lui qui est en devenir,
l’ego personnel qui est en chacun
d’entre nous doit devenir un serviteur
ou un canal des principes supérieurs,
autrement dit, devenir la
demeure du Ba, l’identité divine de
l’être humain.

Vivre et mourir perpétuellement

Les Égyptiens croyaient que les
âmes pouvaient naître une seconde
fois, mais également qu’elles pouvaient
être envoyées sur la Terre
pour réparer les erreurs commises
dans leurs précédentes incarnations
et qu’elles pouvaient aussi se souvenir
de leurs existences antérieures.
Le célèbre égyptologue Gaston
Maspero (1846-1916) dit :
« L’immortalité pour les Égyptiens
était un mourir et vivre perpétuel
que l’âme traversait en gardant sa
propre identité. L’âme n’a pas vécu
ces vicissitudes uniquement après la
vie humaine. Avant de naître en ce
monde, elle est née et morte dans
de nombreux autres mondes. La vie
terrestre n’est autre qu’un devenir,
Kheper, dans l’ensemble des devenirs,
Kheper, qui ont précédé et qui
suivront. Elle [l’âme] a eu une
durée infinie avant sa naissance
[sur la Terre] et une durée infinie après sa mort. Si je devais résumer
sa condition d’être en un seul mot,
je ne dirais pas qu’elle est immortelle,
mais plutôt qu’elle est éternelle.
 »

Ce qui se réincarne dans l’homme

H.P. Blavatsky nous révèle une des
clés essentielles de la philosophie
ésotérique, c’est-à-dire le concept de
l’homme septénaire, formé par trois
aspects supérieurs et atemporels (qui
dans la tradition hindoue sont appelés
Atma, Buddhi et Manas, la
Monade) et quatre aspects inférieurs
temporels et concrets (les corps physique,
vital, affectif et intellectuel ou
mental rationnel) qui forment la
personnalité.
Selon la théorie de la réincarnation,
les principes qui se réincarnent
sont ceux de la Monade et les
quatre principes inférieurs se désintègrent
après la mort en leurs
éléments constitutifs (terre, eau,
air et feu).

La transformation
de la conscience

Les Égyptiens pensaient que lorsque
l’univers sort de l’Unité primordiale
il est double et que cette
dualité se reproduit dans toutes
les dimensions de l’existence.
Pour réintégrer l’unité et s’accomplir,
il faut transcender les
dualités en provoquant de nouvelles
synthèses ou unions. Ces
unions ou impacts produisent
les différents
egos
ou états de
conscience
de l’âme,
qui permettront
à l’âme de
vivre ou d’expérimenter
de nouveaux plans
de l’univers, chaque
fois plus subtils.

Les différentes renaissances
de la conscience

Dans le Livre des Morts des anciens
Égyptiens [7], la Monade (Unité qui
traverse la matière et l’esprit) du
défunt traverse les plans de l’univers.
Chaque fois qu’elle parvient à
un croisement avec l’un d’entre
eux, elle se transforme, renaît à
une nouvelle conscience, qui se
manifeste par un nouveau véhicule.
Les impacts de l’âme avec les
plans sont les transformations ou
renaissances personnifiées par les
différents egos du septénaire
humain ou véhicules de la
conscience.
Le Livre des Mort des anciens Égyptiens
décrit la situation idéale de
l’âme après la mort, celle de la réintégration
à l’Unité ou à la Lumière.
Cependant, pour devenir un être
victorieux, il fallait que le cœur soit
jugé favorablement.

Le cœur, instrument
de la renaissance




L’ego personnel, symbolisé par le
cœur, a une nature double. Il possède
un aspect
s p i r i t u e l
supérieur du
mental qui
s’exprime
par les facultés de mémoire et
d’imagination. Ce reflet de
l’Intelligence supérieure est
immergé dans un monde de désir et
de dualité terrestre. De cette façon
on peut l’assimiler à une sorte
d’âme inférieure humaine comme
mental de désir.
Les Égyptiens distinguaient deux
fonctions distinctes du cœur nommées
Ab et Hati.
Le Hati est le cœur physique, celui
qui reste sur la Terre, l’aspect temporel,
le siège des passions qui doivent
être dominées pour transcender la
nature inférieure. L’Ab est l’ego personnel,
celui qui va être jugé, en
tant que témoin de l’âme, Ba.
C’est le cœur (Ab, centre de vie de
toute la personnalité temporelle)
qui doit témoigner que l’âme (Ba)
s’est conduite selon la Maât, principe
de Justice Vérité pendant la vie
terrestre.

Renaître sur terre
ou dans le ciel ?

C’est le jugement du cœur qui déterminera
la direction du voyage : soit
se réincarner sur la Terre, soit
continuer ses renaissances
dans le Ciel.
Si le jugement
est positif, l’âme
vivante osirifiée pourra continuer
son itinéraire dans la lumière du
jour, dans le plan d’Atoum. Elle se
purifiera dans le Lac de Feu (Livre
des Morts, chap.CCVI) et avancera
sur le chemin qui la conduira à sa
véritable nature, qui est celle
d’être divinisée et de devenir la
lumière fusionnée et unie à Rê.
S’il ne dépasse pas le jugement, le
coeur (Ba) est attrapé par le monstre
Amhet qui va l’excréter dans les
plans inférieurs, l’envoyer en bas, à
la Douat, la tête en bas, en le transformant
en corps causal d’une
future incarnation.
C’est l’allégorie du Ba qui retourne
vers la tombe, qui peut être interprétée
aussi comme le début du
processus de la nouvelle incarnation,
et plus uniquement comme le
symbole de sa liberté de mouvement.
Le Ba ne revient pas apporter
à la momie des fonctions vitales et
des aliments pour pourvoir à sa survie,
mais indique que ce sera le
germe de sa future personnalité
terrestre.




La momie, corps terrestre ou
destin ultime de l’âme ?

Le corps, après la mort, est transformé
en momie, support dans le
monde terrestre de la recomposition
des composants du septénaire
qui tendent à la dissolution dans le
processus de la mort. Elle symbolise
le but ultime de l’âme dans ses
transfigurations, devenir le corps de
gloire osirien. Comme préfiguration
du corps de lumière, elle est également
appelée Sahu, qu’il faut distinguer
du cadavre, ou corps putrescible,
qui est le Khat, et du Djet, qui
est le corps physique vivant.

Source de l’article http://www.buddhachannel.tv

 

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