SE CHOISIR EN CONSCIENCE ET FAIRE LE PARI DE SOI !

par Théo Friant

Le « déni de soi » ou comment perpétuer la séparation ?

La première alternative est le choix de la résistance. En effet, tu peux aisément entretenir l’ignorance et le sentiment de séparation, car, c’est ce que tu as choisis de vivre en venant t’incarner en ce monde.

Depuis cet espace, tu verras le mental perpétuer les sempiternels doutes, excuses et blâmes que tu te reproches à toi-même et que tu projettes sur autrui. Ton mental, directeur en chef de ton ego t’enfermera dans un carcan de peurs, ce qui figera ton expansion. Tu ressentiras alors une sensation d’étouffement voire d’écrasement dans ton corps, dans tes nocturnes et de manière générale dans ta vie.

Par ce choix, tu rejettes ce que la vie t’invite à reconnaître dans tes espaces de déni. Alors, tu te condamnes à revivre invariablement l’abaissement de ta vibration, la densification de tes expériences. La conséquence de ce positionnement prendra la forme d’un immense fardeau telle une maladie ou encore un accident.

La voie des audacieux !

La seconde alternative est le choix de voir au-delà de ce qui semble perdu d’avance. Pour cela ouvrir ton coeur n’est pas une option. En effet, par ce puissant choix, tu actives le GPS de ton âme. Allumer le feu en ton coeur, c’est accueillir la lumière à tous les étages de ton temple et surtout voir au-delà du décor en carton-pâte… la majesté que tu es !

Ici, pas de piège, même si cela peut paraître trop simple… Un enfant est en mesure de prendre l’enjeu de ce choix, alors pourquoi pas toi ?

L’alternative proposée est simplement de faire descendre la lumière dans ton corps, de te gorger de l’amour que tu es. Tel l’enfant, connecté à sa joie, tu pourras rire de ce qui semblait dramatique pour l’adulte (qui se prend trop au sérieux). La conséquence de ce choix attirera dans ton sillage des êtres ayant fait, eux aussi, le choix du coeur.

Ce que nous sommes au-delà du monde de la forme n’est pas altérable et encore moins négociable. Nous sommes des êtres sans limites, composés de pur amour et de pure lumière.

Et même si dans le monde de l’illusion de la séparation tout semble s’opposer à la réalisation de tes rêves d’enfant, n’oublie jamais, tu es créateur et tu as la capacité de réconcilier les opposants et marier les contraires.

Je nous aime au-delà des mots et au-delà des clivages qui semblent apparemment nous séparer.

image pixabay

À tout bientôt dans les sessions privées

Théo Friant

 

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Les sept niveaux de conscience qu’on doit gravir afin de croître spirituellement vers la réalisation

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Les sept niveaux de conscience qu’on doit gravir afin de croître spirituellement vers la réalisation:

1. Le premier plan est le moins élevé. C’est celui de la conscience instinctive qui est proche de l’animal. L’être sur ce premier plan est primitif et cherche avant tout a satisfaire ses besoinssexuels et ne connait pas l’amour. Il est totalement inconscient.





2. Le deuxième plan est celui de la conscience collective. A ce niveau la personne développe son sens des relations humaines. Elle est plus sélective dans le choix de ses partenaires mais plusieurs peuvent lui convenir. Elle ne connait pas encore l’amour véritable mais le copie. Elle est possessive et considère son partenaire comme lui appartenant. L’égo est très fort à ce niveau. Ce plan est émotionnel et c’est la que se situe la majorité de l’humanité de notre belle planète.

3. Le troisième plan est celui du mental. Là, l’individu situe son JE. Il commence a s’individualiser. C’est le plan du pouvoir personnel, de l’énergie, des idéologies (religieux, politiques, économiques). C’est le plan des leader. Il fonctionne selon la dualité du mental (amour-haine, dominant-dominé etcc). C’est l’amour échange qui n’est pas le véritable amour mais s’en approche. C’est le plan de la prise de conscience, de la réflexion. L’individu a ce niveau élargit ses connaissance soit en ésotérisme, en spiritualité. Il prend conscience qu’il existe une autre dimension.

4.Le quatrième plan est causal. C’est le plan ou vous pouvez vous connecter à votre âme. A ce niveau, vous pénétrez dans la partie de l’âme, celle de l’amour (l’amour spirituel). A ce niveau, vous pouvez vivre l’amour avec une âme-soeur. Votre partenaire est tellement proche de vous qu’il n’y a aucun effort a faire, aucune concession. L’AMOUR EST. C,est la fusion. C’est le plan des créateurs, des artistes, qui expriment la beauté sous toutes ses formes. A ce niveau on a envie de donner et d’ETRE.

5.Le cinquième plan est celui de la super-conscience. L’amour est manifesté et exprimé pleinement. C’est celui de la pensée symbolique. A ce niveau on peut se passer de sexualité. C,est le niveau des grands comme Beethoven, De Vinci, Pythagore et… La seule partenaire possible est son âme-jumelle, son complément, son miroir. C’est le plan des guides spirituels, des Maîtres. Ses dons psychiques se développent naturellement, et elle accroit sa capacité de guérison. On atteint ce niveau par une illumination. Elle enseigne l’amour et guide l’humanité.

6.Le sixième plan est celui de la buddhi, ou conscience intuitive de l’âme. A ce niveau l’être n’a plus d’égo, il n’est plus qu’une âme rayonnant d’amour et de lumière. Il est un message vivant de l’harmonie universelle. Il a réalisé le mariage mystique (union divine). Il représente Dieu sur terre.C’est l’ermite solitaire constamment dans la béatitude. Il n’a plus de personnalité car il fait partie du TOUT. Il est proche de la fusion définitive avec l’ESPRIT ETERNEL.



7.Le septième plan est celui du divin, de la conscience cosmique. Le corps s’embrase, le feu monte dans les canaux éthériques et l’énergie divine vous transforme en ETRE DE LUMIERE. Vous tombez dans la conscience cosmique et l’illumination, et vous y restez pour l’éternité.
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Voici 25 caractéristiques d’un être Indigo

1.Réformateur de systèmes planétaires. (Certains appellent les indigo « les mercenaires du Divin » puisqu’ils viennent pour aider l’Humanité à sortir des conditionnements, enfermements et assoupissements, ils agissent et parlent souvent en confrontation pour ôter les œillères les muselières, ouvrir les yeux, les oreilles et les cœurs; ils sont des empêcheurs de tourner en rond.)




2.Direction intérieure. (Savoir intérieurement ce qui est à faire, et ne pas apprécier de se faire forcer ou pousser dans le dos pour quoi que ce soit, respecter son rythme, son « timing », ses heures, et ne pas accepter de discipline imposée de l’extérieur.)

3.Facultés extrasensorielles. (Facultés activées ou encore inactivées qui s’activeront à des moments clés de leur existence, facultés de lecture dans les pensées des autres, de télépathie, de télékinésie, de clairvoyance ou clairaudience – voir les auras et les êtres des autres plans et entendre la musique des sphères -, voyages astral la nuit pour aller dans des « Écoles de nuit » ou des Vaisseaux spatiaux pour recevoir ou transmettre des informations.)
4.Alimentation marginale. (S’alimenter à des heures non-fixes, uniquement quand le corps en ressent vraiment le besoin, souvent, sauter des repas ou même des journées de nourriture, manger le souper au déjeuner et le déjeuner au souper, le dessert en premier et la soupe en dernier, et bien souvent refuser de manger de la viande, être végétarien ou respirien – se nourrir de Lumière uniquement-.)

5. Les êtres Indigo persévèrent. (Sentir l’importance des élans internes qui propulsent et les suivre malgré les obstacles ou conditionnements externes.)

6.Visions grandioses ou mégalomanes. (Être habité de projets, de rêves, d’idées… qui font rire les autres, que les autres considèrent impossibles, alors qu’en soi on les voit déjà entièrement réalisés ! – et on sait qu’on fera tout ce qui est possible pour les matérialiser).

7.Mental ingénieux. (Talent naturel pour les inventions, les solutions, les innovations technologiques… car son âme a déjà vécu là où cela existe déjà et fait que son propre mental est le mental futur de la Terre.)

8.Ils se souviennent de façon floue d’appartenir à une Famille spirituelle souvent plus importante que leur famille biologique. (Une Famille formée d’êtres intelligents, amoureux et créatifs dont on a une grande nostalgie.)

9. Les êtres Indigo beaucoup de difficulté à s’adapter à la densité. (Trouver le corps physique emprisonnant et encombrant, trouver étrange de devoir manger des aliments denses pour survivre, se sentir mal à l’aise face aux selles et à l’urine, ne pas être attiré vers les activités très physiques…)

10. Ils ressentent souvent une angoisse de  séparation. ( réactivé chaque fois qu’une petite séparation anodine survient dans les relations interpersonnelles, cela, puisque l’âme se souvient de façon floue mais intense, d’avoir été séparée de la Source, ou d’une grande Sphère de vie lumineuse et infiniment belle, amoureuse et intelligente.)

11. Ils ont une sensation d’indignité ou de honte spirituelle. (Car incompréhension de leur raison d’être sur cette Terre et imagination qu’il s’agit d’une punition alors qu’en fait, il s’agit d’une mission d’aide et d’élévation humanitaire.)

12.Perceptions de barbaries. (Se sentir en présence d’êtres barbares, monstrueux, dangereux, et parfois en être apeuré ou traumatisé.)

13. Les êtres Indigo ont une imagination très vaste. (ils imaginent facilement la vie sur d’autres planètes, dans  d’autres systèmes solaires ou d’autres galaxies, ou dans d’autres dimensions plus subtiles – imagination généralement nourrie par des souvenirs d’expériences véritables sur ces autres sphères de vie et dans les nombreuses réalités multidimensionnelles.)




14.Apprennent rapidement. (Capables de grande concentration et d’assimilation très rapide de la nouveauté – cela fait souvent des enfants qui s’ennuient à l’école ou qui voient rapidement les faiblesses des éducateurs ou même qui les dépassent en compréhension.)

15.Sensation d’être des missionnaires. (Souvenir flou dans leur âme d’avoir une mission, un mandat, une oeuvre bien particulière et bien importante à réaliser pour la transformation de la Terre – Flavio, 6 ans, disait: les âmes missionnées sont là pour aider à la transition de la Terre dans une dimension plus subtile.)

16. Les êtres Indigo sont incapables de mentir. (Sentent la valeur de dire la vérité, même quand l’ego des gens en est choqué ou blessé – et grande tristesse face aux mensonges des gens qui mentent, et aux paroles de ces gens qui disent que tout le monde ment et que c’est normal.)

17.Paradoxe interne entre le sentiment d’égalité et le sentiment de supériorité. (Sensation que tous les êtres sont d’essence semblable et égale, donc de même valeur, et en même temps, confusion en voyant  les personnalités des gens en général grandement inconscientes et présence d’un  sentiment de supériorité ou d’orgueil spirituel – ce paradoxe se résout quand l’être découvre sa nature d’indigo et son rôle sur la Terre.)

18.Un Indigo a un jardin secret. (Maintenir privé, secret, juste pour soi, une grande partie de sa connaissance, ses expériences, ses conclusions sur les événements… pour éviter d’être rejeté, blessé, ridiculisé par les êtres moins éveillés qui l’entourent – certains indigo vont sombrer très jeunes dans une  ou plusieurs de ces situations: la dépression, l’apathie, les drogues, l’alcoolisme, la boulimie… pour compenser tout ce qu’ils sont encore incapables d’accepter de leur vie ici où ils sont si souvent rejetés et mal aimés.)

19.Karma minime. (Être dont la vie est allégée de conséquences karmiques lourdes puisque les actes sont presque en accord continuel avec les Lois Cosmiques Universelles. Certains êtres Indigo sont de très vieilles âmes, d’autres de très jeunes, d’autres encore, ne sont pas passé par la naissance et ont pris un corps, un véhicule physique au moment ou quelqu’un désincarnait, ils sont alors ce qu’on appelle des « walk-in », certains indigo viennent sur la Terre pour la toute première fois et ne connaissent aucune âme de cette planète, autrement dit, ils n’ont pas d’expériences de ressouvenance ou de retrouvailles spirituelles en rencontrant les êtres sur leur route, comme ceux et celles qui se sont incarnés plusieurs fois sur Terre, cela génère un sentiment de solitude encore plus grand et une soif bien particulière de retrouver sa Famille interplanétaire et intergalactique, donc une soif très difficile à comprendre pour tous les êtres qui sont des habitués de la Terre. Les êtres indigo sont aussi appelés les « semences d’étoile » ou les « enfants des étoiles » – les « starkids » !)

20.Ils sont très créatifs. (Sensation de mort interne dans les schémas de routine.)

21.Ce sont des thérapeutes innés. (Facilité et ardeur naturelle à débloquer les émotions et les pensées en eux ou chez les autres.)

22. Ils se sentent étrangers. (Ne reconnaissent pas le décor planétaire, social, culturel, s’y sentent mal à l’aise.)

23.Ils sont très curieux. (Les enfants posent constamment des questions,  veulent tout comprendre, et les adultes ne se lassent jamais d’apprendre.)

24. Ils sont hypersensibles. (Ils pleurent ou rient très facilement, ressentent rapidement les états d’âme des êtres près d’eux ou vivant sur un autre continent.)

25.Les êtres Indigo sont rapides et souvent hyperactifs. (Reflet de leurs habitudes d’une autre incarnation à créer efficacement et rapidement – souvent aussi les créations sont plus rapides dans les plans plus subtils – donc grande difficulté à accepter la lenteur des gens et du fonctionnement du plan physique de la planète Terre.)

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LE NOUVEAU DOCUMENTAIRE EVEIL TV SUR LES EXPERIENCES DE MORT IMMINENTE




La police appelée 57 fois pour observations paranormales

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Les services de police du Pays de Galles ont été contactés 57 fois ces cinq dernières années pour des rapports d’observations paranormales de fantômes, de sorcières, ou encore d’extraterrestres…

Le pays de Galles est depuis longtemps connu pour son folklore fortement teinté de contes, de légendes, et d’histoires de créatures légendaires. Si les passionnés croquent à pleines dents ces histoires, les services de police du pays eux, les font moins rire. Les policiers ont récemment révélé avoir été contacté durant ces cinq dernières années, à 57 reprises pour des observations paranormales .

Parmi celles-ci, 22 observations paranormales faisaient référence à des extraterrestres, 21 à des fantômes, 4 à des histoires de vampires-zombies, et 10 à des apparitions de sorcières, entre 2010 et 2015. Sur 57 appels, la police s’est finalement déplacée pour 38 d’entre elles, principalement à cause de la préoccupation pour la sécurité des personnes, ou pour d’autres activités suspectes.

Des observations paranormales qui ne font pas rire

Dia Chakravarty, directrice de l’Alliance des contribuables, a déclaré qu’il était important pour la population de ne pas contacter la police pour des affaires si peu sérieuses. Interrogée, elle déclare : «Non seulement nous perdons l’argent des impôts, mais nous perdons également du temps, précieux aux services de police, pour lutter contre les véritables crimes. Aujourd’hui, les policiers doivent faire preuve de bon sens, et décider de prendre au sérieux ou non, les appels qui leur sont transmis. Pour exemple, un appel concernant une personnes aux problèmes mentaux, est une affaire sérieuses pour la police».

apparitions paranromales pays de Galles

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Des taxis affirment voir les fantômes du tsunami

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Alors que le Japon commémorera en mars le cinquième anniversaire du tsunami qui a ravagé ses côtes, faisant selon les chiffres officiels 15’893 morts et 2572 disparus, une thésarde se penche sur un mystérieux phénomène: celui des «fantômes du Tsunami» qu’affirment avoir vus certains témoins.




Yuka Kudo, un étudiant en sociologie de l’Université de Tohoku Gakuin, y a consacré sa thèse, et celle-ci intrigue les médias japonais, rapporte le correspondant au Japon du quotidien britannique The Telegraph.

«Suis-je morte?»

Sur la ville côtière d’Ishinomaki, où plus de 6000 personnes sur les 161’000 habitants ont trouvé la mort, 7 chauffeurs de taxi sur 100 interrogés prétendent avoir vu, voire parlé avec des fantômes. L’un d’eux a par exemple affirmé qu’une femme est montée dans son taxi près de la gare d’Ishinomaki, quelques mois seulement après le tsunami, demandant à être conduite dans le quartier de Minamihama. Interloqué, le chauffeur lui aurait dit que toute la zone avait été détruite. Ce à quoi la jeune femme aurait répondu: «Suis-je morte?» Quand il s’est retourné, la voiture était vide, explique-t-il en entretien.

 
Un autre chauffeur assure avoir pris à bord un homme d’une vingtaine d’années, l’avoir conduit dans un autre endroit de la ville, pour trouver la voiture vide à son arrivée. Les deux chauffeurs ont rapporté ces rencontres dans leur journal de bord. Ils avaient mis en marche leur compteur dans les deux cas, puisqu’ils croyaient vraiment avoir affaire à des passagers. Les sept chauffeurs indiquent que les «fantômes» avaient l’air relativement jeunes.

Aucun n’a été traumatisé par ces rencontres, bien au contraire: ils indiquent chérir ces moments privilégiés avec l’au-delà. D’autres avant eux ont indiqué avoir senti ou vu la présence de fantômes, selon le Telegraph et fait appel à des exorcistes pour les aider. source

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Video · Cet embaumeur est certain qu’il y a une vie après la mort

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Olivier Emphoux est thanatopracteur depuis vingt-sept ans. … Cet embaumeur est certain quil y a une vie après la mort.


Cet embaumeur est certain qu’il y a une vie… par leparisien

 

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Le bonheur et l’argent

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Pour la première fois depuis que le domaine de la psychologie est formellement devenue une science, il y a seulement un siècle, une attention particulière est accordée au bonheur. Auparavant, l’attention était dirigée sur les causes du malheur, et pour une bonne raison. Les désordres mentaux apportent beaucoup de souffrance et des générations entières de cliniciens ont voulu leur apporter un traitement quel qu’il soit. Psychiatres et psychologues s’y consacrent toujours, mais une question fondamentale se pose désormais: est-il possible de connaître le bonheur durable?




Le verdict n’a pas encore été rendu confirmant un consensus professionnel. Un des points de vue est que le bonheur est plutôt d’une nature aléatoire et accessoire — il va et vient, sans que personne ne puisse prédire quand il arrivera. Un autre point de vue est que le bonheur a besoin d’être redéfini afin que les gens ne courent pas après un fantasme de joie et de félicité permanents. Nos attentes devraient être réduites, avec pour but un état général de contentement. Finalement, il y a les super-optimistes qui soutiennent que le plus haut niveau de bonheur est possible, mais qu’il est atteint seulement lorsqu’on trouve une réalité supérieure et qu’on s’y installe.

Compte tenu de ces messages très contradictoires, la grande majorité de gens ignorent la théorie psychologique, et utilise temps et énergie à se façonner une sorte de bonheur réalisable au jour le jour, alors qu’au fond de leur esprit, ils craignent les catastrophes qui pourraient détruire entièrement leur bonheur — la pauvreté, le crime et la maladie. Une raison pour laquelle le domaine de la  »psychologie positive » a vu le jour, est que cette approche approximative vers le bonheur ne fonctionne pas vraiment bien et est probablement en déclin au moment ou nous en parlons.

C’est là qu’une très mauvaise idée fait surface. Cette idée soutient que l’argent fait le bonheur, et que plus vous avez d’argent, plus vous serez heureux. Dans un sens, le capitalisme fonctionne sur cette idée, mais je ne suis pas ici pour faire le procès du capitalisme. Chaque système économique génère ses propres mythes et est aveugle à ses propres défauts si vous croyez en ce système. Le vrai problème avec « l’argent fait le bonheur » est double. Tout d’abord, ce n’est pas vrai au-delà d’un point très limité. Avoir assez d’argent pour être à l’aise produit plus de bonheur que de vivre avec le stress de la pauvreté et du besoin. Au-delà de cet état relativement modeste de sécurité financière (pas si modeste, si vous êtes né dans un pays pauvre ou venez d’un milieu appauvri dans un milieu riche) l’argent apporte plus de stress que cela n’en vaut la peine.




Les psychologues positifs sont assez convaincus de ce constat, par rapport à un large éventail de sujets, même si bien sûr il y a des exceptions — des gens riches qui semblent extrêmement heureux et des gens pauvres qui le semblent aussi. Toutefois, si vous tenez vraiment plus à votre bonheur qu’à votre compte en banque, vous ne devriez pas consacrer votre vie à la poursuite de la richesse, peu importe combien notre société glorifie le fait d’être riche et mythifie les riches comme s’ils vivaient le paradis sur terre.

La deuxième raison pour laquelle « l’argent fait le bonheur » est une si mauvaise idée est plus subtile. La poursuite de l’argent vous empêche de trouver le bonheur autrement. Je détiens la position minoritaire sur le bonheur, celui qui dit que le bonheur durable dépend de notre état ​​de conscience, et que pour trouver un plus grand état ​​de bonheur, vous devez atteindre un état de conscience supérieur. Toutes les traditions de sagesse du monde ont ce même point de vue depuis des siècles, et ironiquement, maintenant est le meilleur moment pour en faire le test. Dans le passé, l’individu moyen était impuissant face à la pauvreté, la guerre et la maladie. Ce n’est plus vrai pour les millions de personnes qui ont suffisamment de contrôle sur leur destinée afin de chercher leur bonheur plutôt que de simplement essayer de survivre.

Il serait dommage de gaspiller cette occasion en or d’adhérer sans réfléchir à une si mauvaise idée telle que « l’argent fait le bonheur ». De la graine de cette idée se développe un résultat, tel que l’idée que la pauvreté signifie que vous êtes une personne inférieure, un perdant, ou l’idée que la victoire est tout, puisque gagner implique des récompenses monétaires. Ensuite, il y a l’idée que vous pouvez utiliser votre argent pour acheter tant de jouets scintillants et de distractions que celles-ci constituent le bonheur, et ainsi de suite. La vérité est que le bonheur est une quête intérieure qui est très différente de la recherche du plaisir ou de l’accumulation d’une fortune. Personne ne devrait accepter cela comme un acquis; cela doit être testé personnellement. En fin de compte, le message des traditions de sagesse du monde est un appel à découvrir votre propre vérité. Il permet simplement de déblayer le sous-bois des mensonges, et « l’argent fait le bonheur » est justement cela.

Deepak Chopra

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Livre de Deepak Chopra

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Hypnose : de la magie à la médecine

Charlatanisme, manipulation mentale…, les préjugés sur l’hypnose ont la dent dure. Pourtant, les preuves sont là : l’hypnose soigne et débarrasse des addictions. Résultat, la technique est aujourd’hui utilisée en routine dans les centres antidouleur et permet chaque année à des centaines de fumeurs d’arrêter. La science commence à lever le voile sur cet étrange pouvoir.

Scène d'hypnose au XIXe siècle
Gravure d’une scène d’hypnose au XIXe siècle.
© Costa / Leemage




Commençons par une révélation : vous avez déjà sombré dans l’état d’hypnose ! Et vous vous y adonnez même plusieurs fois par jour ! En effet, la lecture d’un livre, le visionnage d’un film ou le rappel de souvenirs suffisent à expérimenter une légère transe hypnotique. L’électroencéphalogramme de sujets hypnotisés confirme cette idée : l’entrée dans l’hypnose s’accompagne d’un ralentissement des ondes cérébrales, un phénomène également observé lors de l’endormissement.

Si l’état hypnotique se situe à mi-chemin entre la veille et le sommeil, cette description n’a plus guère de rapport avec l’hypnose de ses débuts, au XVIIIe siècle, à l’époque où elle s’appelait « magnétisme animal ». C’est ainsi que Franz Anton Mesmer, médecin allemand exilé à Paris, avait baptisé l’étrange phénomène qui lui permettait de soigner de façon quasi miraculeuse. Pensez donc, il suffisait de réunir les malades autour d’une cuve d’eau où trempaient du verre pilé et de la limaille de fer, d’agrémenter le tout de quelques détails d’ambiance destinés à impressionner, pour que certains des patients soient pris subitement de convulsions et, au terme de leur crise, guérissent véritablement !

Magie ? Non, Mesmer venait de découvrir que l’état modifié de conscience, du type hypnotique, possède un pouvoir thérapeutique. L’hypnose médicale était née. Elle ne demandait, pour se développer, que de s’abstraire de tout décorum superflu. Ce qui fut fait au XIXe siècle. Mais c’est surtout au XXe siècle que l’hypnose explosa, particulièrement sous l’impulsion d’un psychiatre américain, Milton Érickson. Érickson, notamment, élabora des techniques indirectes pour induire l’état hypnotique chez ses patients, à l’opposé des méthodes traditionnelles, très dirigistes.

Aujourd’hui, le paysage des praticiens de l’hypnose est large. Les hypnotiseurs de music-hall ont récupéré les techniques des descendants de Mesmer pour monter des spectacles de Las Vegas à Pigalle. Bien qu’ils possèdent quelques « trucs » dans leurs manches (l’hypnotiseur Dominique Webb, très présent à la télévision dans les années quatre-vingts, avait des complices dans la salle qui faisaient mine d’être hypnotisés instantanément ; impressionnés par la prouesse, les vrais spectateurs n’en étaient que mieux hypnotisables), il n’en reste pas moins de véritables hypnotiseurs au sens où ils sont capables de plonger un sujet en transe hypnotique très rapidement.

Les hypnothérapeutes, eux, emploient l’hypnose comme outil pour soigner et réduire la souffrance. Leur nombre progresse énormément en ce moment. Le premier diplôme universitaire d’hypnose médicale a été créé à Paris il y a six ans. Y sont formés aux techniques d’hypnose des médecins, des psychologues, des sages-femmes ou encore des chirurgiens dentistes. De quinze inscrits à ses débuts, il est passé à soixante-dix aujourd’hui et refuse des candidats. Pour répondre à la demande, une autre formation supérieure a vu le jour en octobre 2007 à l’université de médecine de Bordeaux.

Quels sont les succès de l’hypnose ? Que dit la science de son pouvoir thérapeutique (chapitre 2) ? Quelles sont les limites de cette méthode de guérison (chapitre 3) ? L’hypnose médicale se rapproche-t-elle de certaines médecines traditionnelles (chapitre 4) ? Jean-Marc Benhaiem, créateur du diplôme universitaire de Paris, a accepté de nous faire découvrir le monde de la transe et de la suggestion hypnotiques. Prêts ? Vos paupières sont lourdes, lourdes…

01.Les succès de l’hypnose médicale

L'hypnose et les troubles psychosomatiques

L’hypnose peut permettre de soigner les troubles psychosomatiques et alimentaires, le stress, les addictions, les phobies…
© X.Muller & D.Coutin / CG91
Paris, hôpital Trousseau. L’enfant est allongé sur la table d’opération. Un petit rideau est tendu sous son menton pour éviter que son regard croise la plaie qu’il aura dans quelques instants au cou. Le jeune malade souffre de ganglions suspects qu’il faut retirer. À ses côtés, l’anesthésiste lui susurre des mots afin de l’emmener dans une légère transe hypnotique qui, en complément d’un anesthésiant local, réduira la douleur et le stress entourant le geste chirurgical. Une anesthésie générale aurait rempli le même rôle, sauf que la cage thoracique, contractée dans ce genre de pathologie, pourrait bien se relâcher soudainement et étouffer l’enfant.

Plus tard, Patrick Richard, l’anesthésiste qui a accompagné l’enfant, se montrera enthousiaste : « L’introduction de l’hypnose a été un bouleversement dans le traitement de ces enfants ! » Il est vrai, l’hypnose a de nombreux avantages. Outre qu’elle supprime d’éventuelles complications liées à l’anesthésie générale, elle permet de garder éveillé le patient et donc de surveiller lors de l’opération sa conscience et sa motricité. Utile pour les opérations qui comportent des risques d’infarctus du cerveau, comme en chirurgie des artères : les médecins voient immédiatement si le patient fait un accident cérébral.

Mais est-on sûr des propriétés analgésiques de l’hypnose ? De fait, de nombreuses publications scientifiques ont démontré les capacités de l’hypnose à atténuer la souffrance. Telle celle parue en 2000 dans la prestigieuse revue Lancet, sous la plume du docteur Elvira Lang du Beth Israel Deaconess Medical Center de Boston (États-Unis) et des collaborateurs d’autres universités américaines. Les auteurs avaient mis à l’épreuve l’effet de l’hypnose en observant, à l’occasion de 241 opérations qu’ils ont pratiquées, la quantité d’analgésique demandée par les patients pour supporter la douleur. Certains des patients avaient été hypnotisés avant l’opération et tous s’autoalimentaient en analgésique en actionnant une pompe manuelle. À l’issue des opérations, le groupe de patients mis sous état hypnotique avait consommé moitié moins de liquide anesthésiant que le groupe témoin qui avait subi une opération classique. CQFD

Outre les douleurs ponctuelles liées à une intervention, l’hypnose peut également servir à réduire les douleurs chroniques. En 1991, une équipe du département de l’hôpital Antonius Ziekenhuis à Nieuwegein des Pays-Bas a démontré l’effet antidouleur sur des malades atteints de fibromyalgie, une pathologie qui, en France, touche environ 2 % de la population et se traduit notamment par des douleurs musculaires. De son côté, en France, la Haute autorité de santé recommande, depuis février 2003, l’utilisation des méthodes de relaxation et d’hypnose comme traitement de fond de la migraine de l’enfant.




Si, à l’hôpital, c’est pour ses qualités analgésiques qu’on emploie l’hypnose, dans les cabinets privés d’hypnothérapeutes, on soigne plutôt les troubles psychosomatiques. La liste d’applications est large : traitement des troubles alimentaires (l’hypnose peut aider un boulimique à réduire son envie obsessionnelle de produits gras et/ou sucrés), du stress, de la dépression, des phobies, des TOC (troubles obsessionnels compulsifs), des insomnies, de la sexualité (par exemple en cas de perte du désir ou d’éjaculation précoce), des addictions de toutes sortes aux calmants, somnifères, tabac, alcool. Pourquoi ces traitements sont-ils exclus de l’hôpital ? Il n’existe pas de réponse scientifiquement argumentée à cette question. Mais sans doute les études scientifiques ne sont-elles pas encore assez nombreuses pour convaincre les patrons des services hospitaliers du bien-fondé de l’hypnose. Tandis que les barrières mentales et culturelles seraient moins fortes dans le privé à l’expérimentation de l’hypnose.

Comment se déroule une séance d’hypnothérapie ? D’abord, le thérapeute induit chez le patient un léger état hypnotique en lui demandant de fixer un objet, d’être à l’écoute de ses sensations corporelles, ou en le confusionnant (un terme courant dans le jargon des hypnotiseurs) par une question du type : « Pouvez-vous vous réduire à votre corps ? »… Puis il tente de modifier la perception qu’a le sujet de son trouble. Les hypnothérapeutes les plus dirigistes fonctionnent par suggestions : à une personne fumeuse, ils suggèreront que la cigarette provoque la nausée ; l’impression de nausée réapparaîtra en dehors des séances, chaque fois que le patient aura une cigarette au bec, et finira par le dégoûter de son addiction.

A contrario, d’autres hypnothérapeutes amènent leurs patients à s’interroger sur leurs sensations et à « faire le ménage » parmi elles : « Certes la cigarette vous évoque du plaisir, mais votre corps, lui, en ressent-il ? » Éventuellement, ils amènent les sujets à revivre mentalement des moments de leur vie où leur addiction, leur trouble, sont absents. Ils espèrent ainsi renforcer les perceptions positives ressenties alors, au détriment de celles qui s’expriment avec le malaise. Dans tous les cas, le patient reste conscient durant la séance. La guérison ou l’arrêt du trouble sont censés intervenir rapidement, après deux à cinq séances.

02.L’hypnose sous le regard de la science : tout sauf de la magie

Imagerie médicale du cerveau sous hypnose

Cerveaux de patients sous hypnose. En haut à gauche : si on suggère au patient une augmentation de la douleur, la zone de localisation de la douleur s’élargit ; dans le cas contraire, à droite, elle diminue. En bas à gauche : si on suggère au patient d’attacher plus d’importance à sa douleur, la zone de localisation de la douleur augmente ; dans le cas contraire (ne pas y accorder d’importance), à droite, la zone diminue.
© P. Rainville & D.D. Price (authors) / The Neurophenomenology of Hypnosis and Hypnotic Analgesia / Psychological methods of Pain Control: Basic Science and Clinical Perspectives IASP Press 2004
Comment l’hypnose soulage-t-elle ou guérit-elle ? Des études ont montré que par un simple travail mental, comme le propose l’hypnose, on peut moduler le fonctionnement de son système nerveux. Ainsi, les sportifs répètent-ils mentalement, avant une épreuve, les gestes qu’ils accompliront. Par cette méthode, ils gagnent en précision, voire en force : Guang Yue du département d’ingénierie biomédicale de l’Institut de recherche Lerner, à Cleveland, aux États-Unis, a ainsi démontré que s’imaginer régulièrement soulever des poids avec le petit doigt procurait au bout de trois mois un gain de 35 % dans la force de traction !

Les techniques modernes de neuroimagerie ont fourni l’explication à ce pouvoir de la pensée sur le corps : répéter mentalement et pratiquer une activité activent les mêmes zones du cerveau, autrement dit « s’imaginer, c’est faire ». Des résultats similaires ont été obtenus pour la gestion de la douleur par hypnose : Pierre Rainville, de la faculté de médecine dentaire de Montréal, a montré que sous état hypnotique, si on suggère au patient que sa souffrance diminue alors l’activité de la zone du cerveau impliquée dans la sensation de la douleur (appelée cortex cingulaire antérieur) diminue. Là aussi, s’imaginer souffrir moins, c’est déjà souffrir moins.

Paradoxalement, aussi convaincantes soient-elles, ces découvertes semblent donner raison aux sceptiques de l’hypnose. Ceux-là remettent en cause la pierre angulaire même de la guérison hypnotique : le pouvoir de la suggestion. Pour eux, la suggestion n’existe tout simplement pas : le sujet hypnotisé réagit en réalité parfaitement consciemment aux suggestions de l’hypnotiseur (du genre « Vous allez moins sentir la douleur » ou « Vous dormirez mieux ce soir »), mais son envie fervente de croire en l’hypnose l’empêche de reconnaître qu’il s’agit d’un acte délibéré. Une façon de réduire l’hypnose médicale à un super effet placebo (par ailleurs réellement efficace): le patient guérit tout bonnement parce qu’il est convaincu de guérir. Après tout, la science a bien montré la puissance de l’imagination sur le corps, non ?

En 2005, par une expérience spectaculaire, Amir Raz, professeur assistant de neuroscience clinique à l’université de Columbia, a réfuté cette théorie. Amir Raz est un personnage singulier, ancien magicien devenu chercheur pour étudier les phénomènes hypnotiques. Il a reproduit sous hypnose une expérience classique en psychologie expérimentale : on demande aux sujets de quelle couleur sont écrits des mots, l’astuce étant que les mots eux-mêmes désignent des couleurs. Par exemple, la réponse pour VERT est rouge. Le résultat habituel de ce type d’expérience est que les personnes répondent correctement, mais seulement après une fraction de seconde de réflexion. C’est l’ »effet Stroop » : le réflexe de lire est si ancré que nous devons nous violenter pour ne pas répondre « vert » mais « rouge ».

Dans le protocole d’Amir Raz, les sujets étaient au préalable hypnotisés et il leur était suggéré que les mots qu’ils allaient lire n’étaient que des symboles sans signification. Conclusion : les sujets ont répondu instantanément ! La suggestion avait annulé l’effet Stroop ! Soit un comportement normalement impossible à outrepasser. L’expérience de Amir Raz a montré que la suggestion hypnotique ouvre véritablement une porte vers l’inconscient. Ce serait cette porte qu’emprunte l’hypnothérapeute pour soigner. Même si cela reste à démontrer.

La suggestion ne serait pas la seule clé du succès de l’hypnose médicale. Cette réussite thérapeutique tiendrait également dans sa façon « plus humaine », que dans la médecine scientifique, de prendre en charge les patients. « L’amour, le plaisir, les émotions… ne sont pas considérés par la médecine scientifique, note Jean-Marc Benhaïem, alors qu’il est prouvé qu’ils modulent la souffrance et, de façon plus générale, notre expérience de la maladie. » Par conséquent, il arrive qu’une séance d’hypnothérapie prenne des airs de psychothérapie, avec recherche de tout ce qui pourrait influencer de près ou de loin le mal du patient. Nous aider à démêler, grâce à la force de la suggestion, l’écheveau de nos émotions et de nos troubles physiques : voilà peut-être une des explications à la réussite de l’hypnose médicale.

03.Les limites de l’hypnose et les peurs qu’elle suscite

Hypnose et sevrage du tabac

L’hypnose peut, notamment, être employée auprès des personnes qui souhaitent arrêter de fumer. Le taux de réussite est variable selon les patients.
© SXC
L’hypnose peut-elle guérir tout le monde ? Autrement dit : existe-t-il des personnes plus réceptives à l’hypnose que d’autres ? Étrangement, il semblerait que la réponse soit oui aux deux questions. « Environ 20 % des gens sont peu hypnotisables, rappelle Jean-Marc Benhaïem, c’est-à-dire qu’ils offrent une résistance à entrer en transe hypnotique. Mais des études cliniques ont montré que même ces personnes réagissent aux suggestions. » La suggestibilité ne serait donc pas un critère d’efficacité thérapeutique. Avis à ceux qui partent difficilement dans l’imaginaire, les portes de l’hypnose leur sont tout de même ouvertes.

L’hypnose guérit-elle à tous les coups ? Clairement non. Si les réussites spectaculaires, par exemple sevrage du tabac ou de l’alcool en une seule séance existent, elles ne doivent pas cacher le taux d’échec important. Difficile d’avoir des statistiques en la matière. En ce qui concerne le tabac, selon l’expérience de Jean-Marc Benhaïem, un tiers des patients parviendraient à arrêter la cigarette après un traitement d’une à trois séances (un taux de réussite constaté six mois après l’arrêt du traitement). « Au-delà, on ne s’acharne pas, confie le docteur. Cela signifie que le patient n’est pas prêt : il continue à idéaliser le tabac, il a peur du changement…, il y a mille raisons. »

Si le médecin ne dispose pas de taux de réussite pour les autres troubles qu’il soigne, une chose est sûre : certaines maladies prêtent plus le flanc aux entraves psychologiques que d’autres. La palme reviendrait aux pathologies chroniques, telles les douleurs chroniques, comme les rhumatismes, particulièrement rétives à l’approche hypnotique : malgré eux, les malades se sont « habitués » à ces pathologies et il est d’autant plus difficile de leur montrer la maladie sous un nouvel angle. Au final, si « toute personne peut bénéficier de l’hypnose, résume Jean-Marc Benhaïem, rien ne garantit que le changement va être radical, car les raisons de ne pas changer sont aussi fortes et nombreuses que les raisons de changer. »

Une complexité qui se manifeste parfois par la substitution de symptômes : une personne ayant arrêté le tabac grâce à l’hypnose peut se transformer subitement en boulimique, remplaçant son addiction de la cigarette par celle de la nourriture. Selon le docteur Benhaïem, ces cas de figure, rares, révèlent plus une erreur médicale qu’un défaut intrinsèque de la méthode hypnotique. Dans l’exemple donné, l’hypnothérapeute n’a pas su découvrir que son patient fumait pour pallier un stress, stress qu’il s’est empressé de compenser, à défaut de tabac, par l’alimentation. Le thérapeute doit alors rectifier le tir en travaillant avec le patient simultanément comportement alimentaire et tabagisme. À l’inverse d’un psychothérapeute qui sans doute aurait choisi de remonter tout de suite aux racines du problème (le stress), l’hypnotiseur lui, travaille d’abord à dissocier la cause (le stress) des symptômes (tabagisme, boulimie), quitte ensuite, si vraiment le mal persiste, à envisager une autre stratégie.

Malgré la démonstration de son potentiel thérapeutique, l’hypnose continue d’alimenter des peurs. Des peurs déraisonnées selon les thérapeutes. En tête, le risque de manipulation mentale : sous état hypnotique, le patient verrait sa volonté diminuer et ne serait plus qu’une marionnette aux mains du thérapeute qui pourrait tout autant lui demander de sauter dans le vide ou de commettre un crime. « Il y a bien une certaine baisse de la volonté durant l’hypnose, confirme Jean-Marc Benhaïem, mais c’est au profit de sensations plus larges. Donc le patient est au contraire plus vigilant vers ce qui est un danger. » Pas de risque donc de se voir transformer en criminel….

Autre angoisse : celle de ne pas se réveiller de la transe hypnotique. En vérité, l’imaginaire populaire exagère la profondeur de la transe où se trouve un patient en thérapie. Il est rare que le patient s’endorme au cours d’une séance. Cependant en fin de séance, « il faut effectivement veiller à ce que les patients soient tout à fait sortis de l’état hypnotique ; une petite marche suffit pour cela », note le docteur.

04.L’hypnothérapie dans d’autres civilisations

Rituel chamanique - Sibérie

Sibérie : rituel de soin chamanique pour des enfants malades du village. Pendant la cérémonie, une place importante est accordée au groupe, aux liens les autres, les animaux, les pierres, l’univers, les esprits. Car, dans le chamanisme, tout dans la nature est animé, divinisé mais aussi lié, interconnecté.
© Film Médecine d’ici, médecine d’ailleurs / I. Célestin-Lhopiteau & R. Hamon / 2007
L’hypnose médicale, née européenne avant d’atteindre l’Amérique du Nord, n’est pas propre à la civilisation occidentale. Elle apparaît, sous d’autres formes dans des populations du monde entier qui recourent à des transes de guérison : les Gwana du Maroc, les Indiens Navarro, les peuples du golfe du Bénin qui pratiquent le vaudou, les adeptes du candomblé au Brésil… Chez ces peuples, lorsqu’un membre de la communauté est malade, le chaman, qui tient le double rôle de prêtre et de guérisseur, organise une cérémonie dont les points d’orgue sont le sacrifice d’un animal et le plus souvent une danse. Cette danse, souvent rythmée par des tambours, est censée plonger le sujet en transe.

Tout comme en hypnose, « l’idée de la transe est de saturer la conscience du sujet afin de l’amener à ouvrir ses perceptions, décrit Isabelle Célestin-Lhôpiteau, une hypnothérapeute de l’hôpital Trousseau qui se rend régulièrement chez ces populations pour étudier le potentiel thérapeutique de leurs pratiques. L’hypnose réalise cela par la parole. Les médecines traditionnelles, par la danse et la musique. »

Si la transe équivaut à un état hypnotique, les populations à culture chamanique ne l’interprètent évidemment pas ainsi : pour eux, la transe est avant tout une porte vers le monde des esprits. Par la cérémonie de guérison et la transe, elles espèrent pouvoir communiquer avec les divinités de la nature et ainsi retisser le lien rompu entre le malade, la nature, et le monde des esprits, rupture qui est la source du mal.

Isabelle Célestin-Lhopiteau l’a constaté plus d’une fois : aussi éloignées soient-elles de la médecine scientifique, ces médecines traditionnelles guérissent. Pour l’essentiel, comme l’hypnose thérapeutique, des pathologies chroniques : migraines, douleur de dos, maladies de la peau, crises drépanocytaires en Afrique (la drépanocytose est une maladie des globules rouges qui provoque des crises abdominales très douloureuses), asthmes…

Un détail paraît pourtant séparer l’hypnose de ces médecines : si chez les Gwana, c’est bien le malade qui se livre à la danse purificatrice, dans d’autres populations, comme celles vivant sur les rives du lac Baïkal, en Sibérie, c’est le chaman qui entre en transe et est le vecteur de la guérison, le malade se contentant d’assister à la cérémonie. Sort-on alors du cadre de la thérapie hypnotique ? Non, selon Isabelle Célestin-Lhopiteau : pour comprendre comment le malade guérit alors, « il faut passer par la représentation du monde de ces cultures, où si l’on touche un individu, une maille de la société, cela a des répercussions sur les autres. »

Dans leur ouvrage Du cœur à la raison, paru en 1989, la philosophe Isabelle Stengers et le psychiatre Léon Chertok soulignaient également le rôle de cette réciprocité dans l’approche hypnotique occidentale : « L’hypnose se produit à deux : celui qui se définit comme expérimentateur (l’hypnotiseur) est aussi, d’une manière qu’il ne contrôle pas, partie prenante dans ce qu’il suscite. » Les auteurs expliquaient que l’hypnose, comme l’état de veille, met en jeu un flux continu de processus distincts, conscients et inconscients, et dès lors fait participer à la fois le malade et le thérapeute.
C’est sans doute ce manque de contrôle de l’expérimentateur sur son action qui alimente la peur de l’hypnose.

Ce serait également par le jeu de ces forces mystérieuses que le chaman, en transe, parviendrait à guérir le malade, simple spectateur. Freud, qui a forgé la psychanalyse après avoir pratiqué l’hypnose sur ses patients (et l’a délaissée parce qu’elle était trop imprévisible), parlait de « l’énigme hypnose ». Presque un siècle après, on peut reprendre son mot.

Source:http://www.savoirs.essonne.fr

LIVRES SUR L’HYPNOSE, EXPLICATION ET PRATIQUE

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